Nucléaire iranien: Moscou et Téhéran unis face aux Occidentaux


Moscou et Téhéran ont affiché mardi un front uni face à Washington et aux Européens sur fond de discussions à Vienne pour tenter de sauver l'accord sur le nucléaire iranien de 2015.M. Lavrov a une nouvelle fois appelé les Etats-Unis à lever les sanctions adoptées contre Téhéran depuis leur sortie de l'accord décidée en 2018 sous la présidence de Donald Trump. En riposte à la décision de l'UE, qui coordonne les discussions de Vienne, Téhéran a annoncé lundi soir suspendre tout dialogue sur les droits humains avec les Vingt-Sept, de même que sa coopération avec l'Europe en matière de terrorisme, (de lutte contre le trafic de) drogue, et des réfugié. De son côté, M. Zarif a averti les Etats-Unis qu'ils n'obtiendraient aucun avantage dans les discussions sur le nucléaire par le biais d'actes de sabotage ou de sanctions.La veille, Téhéran avait accusé Israël d'avoir saboté dimanche 11 avril son usine d'enrichissement d'uranium de Natanz, alors que des discussions sont en cours à Vienne pour tenter de sauver l'accord international sur le nucléaire conclu dans la capitale autrichienne en 2015. Les Etats-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont dénoncé unilatéralement en 2018 l'accord de Vienne, rétablissant les sanctions américaines qui avaient été levées en vertu de ce pacte. En riposte, l'Iran s'est affranchi depuis 2019 de la plupart des engagements clés limitant ses activités nucléaires qu'il avait pris à Vienne. Joe Biden, qui a succédé à M. Trump en janvier, a signalé son intention de réintégrer l'accord. Mais jusqu'à présent, Téhéran et Washington se renvoient la balle: l'Iran exige que Washington lève ses sanctions pour revenir de son côté au respect plein entier de ses engagements quand les Etats-Unis exigent d'abord le retour de l'Iran aux termes de l'accord pour lever leurs mesures punitives.


AFP/Reuters