Pas de répit à Gaza, en Israël et en Cisjordanie, l'offensive diplomatique s'intensifie


Bombardements israéliens et salves de roquettes du Hamas palestinien ont fait des morts supplémentaires mardi, et les violences se sont ravivées en Cisjordanie, au moment où la communauté internationale intensifie ses efforts pour tenter de faire cesser l'escalade meurtrière. Les Palestiniens de Cisjordanie ont organisé mardi une journée de grève générale et de colère en solidarité avec Gaza, qui a été très largement suivie. En marge de ces rassemblements, qui ont dégénéré en affrontements avec l'armée, deux Palestiniens ont été tués et des soldats israéliens blessés par balle.

Depuis le début du nouveau cycle de violences armées entre l'État hébreu et des groupes de Gaza le 10 mai, au moins 230 personnes, en grande majorité des Palestiniens, ont été tuées. A peine ouvert quelques heures, le point de passage de Kerem Shalom a été refermé mardi par Israël après des tirs d'obus palestiniens, faisant faire demi-tour aux camions de l'aide internationale chargés de vivres, de médicaments et d'essence. La France a demandé mardi à Israël de garantir l'accès rapide et sans entrave de l'aide à Gaza, après la fermeture de ce point de passage crucial, a indiqué le Premier ministre Jean Castex devant l'Assemblée nationale. A la crise sécuritaire s'ajoute le risque d'une crise humanitaire, avec près de 40.000 Palestiniens déplacés et un risque de pénurie alimentaire et sanitaire. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir une quatrième fois en urgence mardi, alors que les Etats-Unis refusent toujours l'adoption d'une déclaration appelant à une cessation des violences. Le président américain Joe Biden a exprimé pour la première fois son soutien à un cessez-le-feu, lors d'un nouvel entretien téléphonique lundi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.



AFP