Pourquoi assiste-t-on à un regain des tensions entre Israéliens et Palestiniens ?


Du 10 au 21 mai, Israël et les territoires palestiniens ont été le théâtre de violents affrontements : un regain des tensions d’une intensité rare depuis le dernier accrochage de 2015 et qui s’est ravivé pour plusieurs raisons.


En plein ramadan et alors que beaucoup de pratiquants venaient prier à la Mosquée Al Aqsa (troisième lieu saint pour les musulmans), des affrontements entre la police israélienne et les fidèles ont éclaté à l’intérieur du bâtiment. En cause, une mobilisation importante au sujet de l’expulsion de sept familles palestiniennes dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est.


Au début du mois de mai, le verdict de ce procès fleuve opposant les familles aux colons israéliens, qui devait être prononcé par la Cour Suprême, a été repoussé par le procureur général face aux tensions dans la ville de Jérusalem. Cette bataille judiciaire dure maintenant depuis 1972.


Une semaine après les heurts sur l’esplanade des mosquées, plus de 3150 roquettes ont été tirées par les groupes armés palestiniens, dont le Hamas (organisation politique et militaire palestinienne d'inspiration islamique et favorable à la lutte armée contre Israël). 278 Palestiniens ont perdu la vie dans des frappes israéliennes, dont 66 enfants et des combattants ; côté israëlien, les tirs ont fait 12 morts dont 2 mineurs et un soldat.


La colonisation par Israël de territoires palestiniens est un sujet de tensions historique. Depuis 1967, 100 000 hectares ont été occupés par plus de 600 000 colons israéliens. Cette pratique s’est accélérée ces dernières années, sous l’impulsion de l’ex-Premier ministre Benyamin Netanyahou.


Une audience judiciaire similaire a été reportée le 26 mai suite à une réclamation de « l’avis du procureur général » par des familles palestiniennes. Plus de 1000 Palestiniens sont aujourd’hui concernés par cette situation.


Auteur : Marine Prevot Rédacteur en chef : Baptiste Thomas