Pourquoi l’annexion de la partie orientale de Jérusalem néglige-t-elle le droit international ?


De nouvelles tensions ont pris forme le 7 mai à l’esplanade des Mosquées au cœur de Jérusalem-Est, entre forces armées israéliennes et population palestinienne lors d’une manifestation de soutien aux 4 familles arabes menacées d’éviction dans le quartier de Sheikh Jarrah par les colons israéliens.


Si Jérusalem représente pour les communautés arabes et juives une Ville sainte, sa partie orientale abrite la majorité des lieux saints et constitue donc un objet de conquête pour les Israéliens d’une part et un objet de revendication pour les Palestiniens d’autre part. En effet, selon le plan initial de partage de la Palestine par l’ONU en 1947, ce quartier devait être placé sous une juridiction internationale. Pourtant, le 7 juin 1967, Israël en prenait le contrôle.


Le non-respect de la position d’internationalisation de Jérusalem a été mentionné par le Conseil de Sécurité de l’ONU le 30 juin 1980 à travers la résolution 467, selon laquelle il déclarait « nulle et non avenue la décision d’Israël de modifier le statut de Jérusalem comme capitale “une et indivisible” de l’État d’Israël. » Le 20 août, il adopta la résolution 478 et réitéra sa position.


Israël, en maintenant sa politique d’expansion de ses colonies en 2021, continue de bafouer le droit international en violant ses obligations envers la Palestine puisqu’elle est signataire de la Charte des Nations Unies de juin 1945. Ses actions violent en effet l’article 2.4 selon lequel « les hommes de l’organisation s’abstiennent (...) de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État. »


Le 27 mai, une commission d’enquête internationale indépendante sur les violations commises à Jérusalem-Est a été créée par le CDH afin de déterminer si Israël a, de plus, violé le droit international humanitaire en occupant le territoire et en réprimant la population de manière systématique.


Auteur: Lena Loyaté

Rédacteur en chef: Guillaume M.