Pourquoi l’UE se mobilise-t-elle pour défendre la liberté de la presse au sein des Etats membres?


Lundi 3 mai 2021 était célébrée la journée mondiale de la liberté de la presse. Cette commémoration révèle son importance au vu du dernier classement de Reporters sans frontières (RSF) publié le 20 avril 2021, qui note un accroissement des entraves à la liberté d’exercice du journalisme et une augmentation de la désinformation aggravée par la pandémie. L’occasion pour l’Union Européenne de prendre position sur la situation de la liberté de la presse dans ses États membres.


Selon Pauline Adès-Mevel, porte-parole de RSF, les entraves aux conditions d’exercice du journalisme proviennent « principalement des dirigeants qui ont profité de l’état de sidération présent au début de cette crise [sanitaire] pour faire passer des mesures qui ne seraient pas passées en temps normal » comme empêcher l’accès aux journalistes à certaines sources d’information.


La situation des pays européens est très inégale avec la Grèce en 70ème position du classement 2021 de RSF, l'Allemagne en 13ème position, la France 34ème et la Finlande occupant la 2ème place. P. Adès-Mevel rapporte que “seuls 7 % des pays étudiés sont dans une bonne situation concernant la liberté de la presse”.


Dans un communiqué de presse du 2 mai 2021, le Haut Représentant de l’UE pour les affaires étrangères a affirmé que “l'UE continuera de s'élever contre toute restriction de la liberté d'expression et toute censure, tant en ligne que hors ligne”, citant en preuve l’élaboration en cours du règlement Digital services Act relatif à la responsabilisation des grandes plateformes numériques.


Autre initiative, l’octroi par la Commission européenne d’une subvention d’un million d’euros destinée à certains établissements de formation au journalisme. Les futurs classements de RSF diront si ces nouvelles approches des institutions européennes pour défendre la liberté de la presse sont efficaces.



Auteur: Agnès M.

Rédacteur en chef: Louise C.