Pourquoi la disparition du moteur thermique dans l'automobile semble-t-elle encore lointaine?


L’année 2021 verra l’introduction d’une nouvelle norme européenne anti-pollution pour les constructeurs automobiles (Norme Euro 6D). Malgré un sursaut notable des ventes de véhicules électriques en 2020 sur fond de crise du coronavirus, la part des véhicules thermiques vendus reste largement majoritaire face aux véhicules à énergie alternative.


La hausse progressive des prix du carburant et la prise de conscience climatique récente ont précipité une remise en question des énergies fossiles. Les décisions politiques se multiplient. Les véhicules thermiques seront interdits de circulation dès 2030 à Paris. Leurs ventes seront également interdites dès 2025 en Norvège, dès 2030 au Danemark et dès 2040 en France.


Avec plus d’un siècle d’évolution, le moteur à combustion interne n’a pourtant pas dit son dernier mot. Les innovations de la dernière décennie ont mené à des réductions drastiques de pollution et de consommation, guidées par des normes européennes de plus en plus sévères. Néanmoins, certains constructeurs et équipementiers l’affirment, une marge de progression technologique est encore présente.


A moyen terme, le moteur thermique devrait rester la motorisation principale des automobiles. L’évolution va alors reposer sur une hybridation massive, à savoir l’association du thermique à l’électrique. Les hybrides légers, fonctionnant en basse tension 48V, devraient prendre une place prépondérante (≃20% des véhicules neufs en 2025 selon l'équipementier Bosch). Cette technologie présente l’avantage d’un coût faible, pour des bénéfices environnementaux significatifs.


Les motorisations hybrides semblent ainsi prédisposées à prolonger les beaux jours de la technologie thermique face à son extinction programmée.


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Auteur: Matthieu Rullier

Rédacteur en chef: Marie-Alice Girardet