Pourquoi la pandémie de COVID-19 peut-elle permettre au transport aérien de se transformer ?


Frappé de plein fouet depuis mars 2020 par la pandémie de COVID-19 et les restrictions de voyage qui s’en sont suivies, le secteur aéronautique traverse la plus grave turbulence de son histoire. Une situation qui rappelle l’après 11 septembre où le trafic aérien avait été remis en cause avant de finalement repartir de plus belle.


Tout d’abord, la chute du nombre de passagers a atteint, en 2020, 50% sur les vols intérieurs, mais 74% sur les vols internationaux, qui ont transporté 1,4 milliard de personnes de moins qu'en 2019. Cela a engendré de lourdes conséquences économiques et financières pour les compagnies aériennes, ayant subi des pertes cumulées de 370 milliards de dollars. La pandémie remet ainsi en cause la viabilité financière de l’industrie aéronautique et aéroportuaire, menaçant des millions d’emplois.


Cependant, en dépit des critiques environnementales, le transport aérien continue d’attirer de nombreux investisseurs. Des start-ups ont levé des fonds conséquents. D’origine américaine, Joby et Eviation ont investi 780 millions de dollars dans la conception d’un avion électrique. Lilium, une start-up allemande a investi en mars 2020 pour 200 millions de dollars dans la mobilité aérienne urbaine.


En effet, même si le trafic aérien a fortement chuté en raison de la pandémie actuelle, une société sans échange économique (voyages d’affaires) et sociaux physiques reste difficilement envisageable. Des recherches dans plusieurs domaines se démocratisent de plus en plus rapidement : le développement des biocarburants ou d’avions électriques ou à hydrogène.


Dès lors, même si plusieurs aspects restent en suspens, notamment la production et le stockage de l’énergie, le secteur aérien doit se poser pour parachever sa révolution verte. La pandémie actuelle est ainsi la preuve que de nombreux secteurs peuvent se réinventer.



Auteur: Joan K

Rédacteur en chef: François Ladouce