Pourquoi la voiture électrique n’est pas la solution miracle pour circuler sans polluer ?


Le rôle des transports et leur consommation d’énergies fossiles dans le réchauffement climatique n’est plus à démontrer. Pour certains, la voiture électrique serait l’avenir d’une mobilité dénuée de tout impact sur les écosystèmes et le climat. En France, depuis la présidence de Nicolas Sarkozy, les gouvernements successifs cherchent à remplacer le parc automobile thermique par des voitures électriques, notamment en offrant des primes à l’achat pour ces véhicules. Pourtant la voiture électrique n’est pas si propre.


Si on considère le coût écologique de la fabrication des voitures électriques dans l’évaluation de la pollution liés aux automobiles, celles-ci sont, dans certains cas, aussi polluantes que les voitures thermiques. En effet, les principales composantes des voitures électriques, notamment les batteries, sont construites dans des pays peu regardants sur les destructions environnementales et les pollutions causés par l’industrie.


Au-delà de la production, les voitures électriques polluent aussi car elles utilisent un carburant générant de la pollution : l’électricité.

Aujourd’hui, les énergies renouvelables ne représentent que 11, 4 % du mix énergétique mondial.

À l’échelle de la planète, une part importante de l’électricité supplémentaire requise pour faire fonctionner les voitures électriques provient de la ressource disponible la plus répandue : le charbon, qui est l’énergie la plus polluante.


De plus, cette transition conduirait les pays européens à une situation de dépendance extrême vis à vis des approvisionnements en métaux nécessaires à la confection des batterie, notamment vis à vis de la Chine dont les ambitions hégémoniques ne sont plus un secret.


Une solution pour réduire l’impact écologique de nos déplacements serait de repenser en profondeur nos mobilités. Par exemple, privilégier le "low teck" : c'est-à-dire diminuer les consommations énergétiques liées à la production et à l’utilisation de technologies en développant des produits plus simples à fabriquer, faciles à réparer, issus d’une fabrication peu gourmande en énergie. Certains ingénieurs comme Philippe Bihouix notamment, préconisent par exemple de réduire le gabarit des véhicules et de limiter l’installation de gadgets technologiques.


Auteur: Eloi Boyé

Rédacteur en chef: Claire C.


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