Pourquoi le gouvernement dénonce-t-il le développement de l’islamo-gauchisme dans les universités ?


Le 14 février 2021, la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, déclarait sur Cnews “l’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble” et “l’Université n’est pas imperméable”. Suite à ça, la ministre a mandaté le CNRS pour mener une étude sur la place que le militantisme islamo-gauchiste occupe dans les travaux des universitaires. Ceci, dans le but de mener une politique basée sur une des données concrètes. En réaction, 600 universitaires ont signé une tribune parue dans “Le Monde” réclamant la démission de la ministre et dénonçant une censure des opinions. L’islamo-gauchisme désigne une partie de la gauche qui, par son attitude ou ses idées, choisit d’ignorer le danger de l'islamisme. Celle-ci considère l’islamisme comme une invention politique, censée camoufler des supposées mesures néocolonialistes prises dans le but d’opprimer les peuples issus d'anciennes colonies. Si le gouvernement s’implique sur ce sujet et relie l’islamo-gauchisme à l’Université, c’est parce que des chercheurs universitaires produisent des travaux pour comprendre les causes de l’islamisme. Frédérique Vidal reproche à certains de ces travaux une posture militante islamo-gauchiste.

La ministre défend vouloir stopper la progression d’une pensée unique dans la recherche. Elle cite notamment des professeurs d’universités qui subissent une pression sociale de la part de leurs confrères.. Les universitaires, quant à eux, clament que l’objectif de cette étude est d'établir une police de la pensée, afin de censurer les chercheurs. Ainsi, chacun dénonce des risques. Selon F.Vidal, ne rien faire pourrait entraîner l’émergence d’une idéologie dominante au sein du domaine de la recherche. Dès lors, des travaux soutenant des thèses militantes dépourvues d’objectivité seraient véhiculés par l’enseignement et s’implanteraient dans l’opinion publique comme pensée majoritaire. Auteur: Nans Soulebeaud


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