Pourquoi le Haut-Karabakh est-il encore une zone disputée par l’Arménie et l'Azerbaïdjan ?

Updated: Nov 5, 2020


L’indépendance du Haut-Karabakh n’est pas reconnue par la communauté internationale depuis la dissolution de l’URSS en 1991. Dans les années 20, le bureau caucasien du Comité central du parti bolchevik a souhaité le rattachement du territoire à l'Azerbaïdjan, malgré une population à majorité arménienne. Désormais, cela fait plus de trente ans que ces deux nations se disputent l’adjonction de ce rocher montagneux, malgré le cessez-le-feu prononcé en 1994 par le groupe de Minsk, chargé de résoudre ce conflit.


Depuis fin septembre 2020, l’Azerbaïdjan exige le retrait des séparatistes arméniens du Nagorny Karabakh, et n’hésite pas à employer la force. Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev a rapidement annoncé vouloir prendre des mesures drastiques contre l’Arménie, considérant la reprise du territoire comme un “droit légitime et {son} objectif historique”. Du côté arménien, le ministre de la Défense, Davit Tonoyan accuse le pouvoir azerbaïdianais d’agir avec animosité et positionne l’Arménie en tant que victime. Son principal objectif est donc la reconnaissance mondiale du Haut Karabakh.


Enfin, si les violences continuent de s’accentuer, c’est aussi parce qu’elles sont encouragées par les populations qui souhaitent mettre définitivement fin à cette répartition hétérogène des ethnies, entre séparatistes arméniens et azerbaïdjanais. Pour perpétuer le conflit territorial, l’Azerbaïdjan et l’Arménie disposent de soutiens financiers et d’équipements militaires turcs et russes. Plusieurs cessez-le-feu ont été négociés, sans succès. Mais alors comment normaliser un conflit qui dure depuis plus de trente ans ? Quelle est votre opinion?


Auteur: Aurélie Chialvo