Pourquoi les théories du complot sur la vaccination anti-Covid prolifèrent-elles?


Depuis près de deux mois, la campagne de vaccination contre la Covid-19 a commencé dans de nombreux pays. Les décès de nombreuses personnes âgées et les contradictions entre les scientifiques poussent la population à trouver des “informations” sur le vaccin dans les médias, et sur les réseaux sociaux, où abondent de nombreux charlatans et des personnes en quête de sensationnalisme. Qanon, le mouvement conspirationniste qui gagne en popularité aux États-Unis et au Canada, en est la preuve. La prolifération de théories du complot est un problème épineux de nos jours. L’abondance d’informations qui caractérise nos sociétés modernes empêche de trouver une information pertinente et fiable. De plus, les médias constituent la source première d’information de nombreuses personnes à travers le monde. Comprendre les raisons de la prolifération des théories du complot est un pas important pour lutter contre les fake news. En premier lieu, la prolifération de théories du complot s’explique par la faible résonance de la science sur la place publique. Rémi Quirion, scientifique en chef à Québec, souligne d'ailleurs l'importance de rendre la science accessible à tous via notamment la vulgarisation.Les journaux scientifiques touchent moins de public qu’une publication journalistique. Aux États-Unis par exemple, 1,8 millions d’articles scientifiques publiés dans 28000 périodiques ne sont jamais lus par personne. La deuxième raison pour laquelle les théories du complot prolifèrent provient du conflit existant entre la science et la politique. En effet, de nombreux scientifiques pourraient falsifier les informations scientifiques pour des raisons politiques, notamment pour appuyer les discours d’une autorité. La neutralité scientifique disparaîtrait au profit d’une science politisée servant des intérêts de conquête et de conservation de pouvoir. Pour empêcher les théories du complot de proliférer, il serait important de mettre sur pied des médias scientifiques. Cela permettrait de libérer une parole neutre et de permettre une grande accessibilité des populations aux informations scientifiques. Quelle est votre opinion? Auteur: Patrick HGM

Rédacteur en chef: François Ladouce