Pourquoi une réforme des retraites divise-t-elle le gouvernement et les citoyens français ?


Le 3 juin dernier, lors d’une étape du « Tour de France des régions » dans le Lot, Emmanuel Macron a remis le sujet de la réforme des retraites dans l’atmosphère politique, évoquant « de possibles décisions difficiles ». À un an des présidentielles, le sujet divise et fait débat.


La ministre du Travail, Élisabeth Borne, et le ministre de l’Économie Bruno Le Maire ont tous deux pris la parole, se disant favorables à une réforme avant les présidentielles de 2022. La ministre a souligné qu’une “réforme est nécessaire”. Pour le ministre de l’Économie, c’est une “priorité”. Loin d’être partagé, le sujet divise le gouvernement. Richard Ferrand, président de l’Assemblée Nationale, craint qu’un retour de la réforme soit synonyme d’un retour des troubles sociaux.


Pour les syndicats, l'heure n’est pas à la réforme, mais à la relance. Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, s’est exprimé et se dit opposé à une “réforme-rustine en trois mois”. Le sujet doit être porté au débat de la présidentielle pour que tous les candidats se positionnent.


Un sondage publié le 14 juin et réalisé par OpinionWay Square a révélé que 55% des Français considéraient que cette réforme devait être reportée après les présidentielles. Si réformer divise autant, c’est parce que d’un côté le gouvernement souhaite rééquilibrer financièrement le système des retraites, et de l’autre les français s’opposent à travailler 2 à 5 ans de plus.


Emmanuel Macron a affirmé que la réforme restait “une priorité absolue” et ce n’est que début juillet que les Français seront fixés sur la tenue ou non de cette réforme des retraites.


Auteur: Salomé Debrard

Rédacteur en chef: Margot Cocquet


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