Royaume-Uni et Canada prennent des mesures contre les violations des droits des Ouïghours


La "barbarie" de Pékin envers les Ouïghours doit prendre fin. C'est le message délivré par le Royaume-Uni et le Canada, mardi, à la Chine, qui dément toujours asservir cette minorité musulmane de la province du Xinjiang. Mais les preuves de son mensonge s'accumulent. Une des dernières en date : une édifiante enquête vidéo du journal Le Monde, confirmant l'existence de camps d'internement et de travail forcé, que la Chine présente comme des centres de formation professionnelle destinés à éloigner les personnes de la tentation de l'islamisme, du terrorisme et du séparatisme après une série d'attentats attribués à des Ouïghours. Les gouvernements commencent donc à sévir. Londres et Ottawa ont dévoilé mardi 12 janvier des mesures pour empêcher les marchandises liées au travail forcé présumé de cette minorité musulmane dans la région du Xinjiang d'arriver jusqu'aux consommateurs britanniques.Dans le détail, au Royaume-Uni, des directives vont être émises en direction des entreprises britanniques, qui encourront des amendes si elles ne peuvent démontrer que leurs approvisionnements ne sont pas liés au travail forcé dans le Xinjiang, constituant un important fournisseur de coton au niveau mondial. Dans l'opposition travailliste comme dans les rangs des conservateurs au pouvoir, des députés ont estimé que les mesures détaillées mardi n'allaient pas suffisamment loin, plaidant pour des sanctions contre des responsables chinois dans le Xinjiang.


Reuters/AFP