"Sécurité globale": l'Assemblée vote la mesure controversée, avec des garde-fous


Dans un climat tendu, l'Assemblée nationale a voté vendredi soir la mesure la plus controversée de la proposition de loi "sécurité globale" pénalisant la diffusion malveillante de l'image des forces de l'ordre, avec des garanties du gouvernement sur le "droit d'informer".


Face à la fronde des défenseurs des libertés publiques et des sociétés de journalistes, le gouvernement a précisé l'article litigieux qui pénalise d'un an de prison et 45.000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" des forces de l'ordre en intervention quand elle porte "atteinte" à leur "intégrité physique ou psychique". L'amendement gouvernemental réécrivant cet article 24, adopté par 146 voix contre 24, spécifie que la mesure ne peut porter "préjudice au droit d'informer", et que l'intention malveillante contre les forces de l'ordre doit être "manifeste".


Après le vote, les syndicats de policiers comme Alliance et Unité-SGP-FO ont salué une "victoire importante", malgré "l'acharnement de nos détracteurs". Pour l'Intérieur, la mesure permet de "protéger ceux qui nous protègent", confrontés à une violence qui déborde des réseaux sociaux.


Journalistes, défenseurs des libertés publiques et pourfendeurs des violences policières dénoncent "une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression". La Défenseure des droits Claire Hédon a réclamé vendredi "le retrait" de l'article controversé. Un rassemblement est prévu samedi après-midi, place du Trocadéro à Paris. Plusieurs dirigeants de médias ont exprimé leur préoccupation concernant l'article 24, dont la direction de l'information de l'AFP.


Reuters/AFP

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