Sécurité globale: ultime feu vert du Sénat


Le Sénat dominé par l'opposition de droite a donné son ultime feu vert mercredi à la proposition de loi controversée sur la "sécurité globale", et son article 24 réécrit par ses soins, avant le vote final de l'Assemblée nationale prévu le 15 avril. Députés et sénateurs étaient parvenus à un accord le 29 mars sur ce texte LREM renommé "Loi sécurité globale préservant les libertés". "Face aux menaces de mort dont sont trop souvent victimes nos forces de l'ordre, nous renforçons leur protection en créant un nouveau délit à la provocation à l'identification d'un agent en intervention", s'est félicité le chef de file des députés LREM Christophe Castaner. Recours facilité aux caméras piétons des policiers, aux drones lors des manifestations, et aussi création d'une police municipale à Paris et élargissement des pouvoirs des agents de police municipale: la proposition de loi des députés LREM avait été largement mise en musique par le ministère de l'Intérieur, au diapason des syndicats de policiers. Pour la ministre chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, "c'est un texte de confiance envers les élus de terrain", avec une ambition "de démultiplication territoriale de sécurité". C'est aussi "un texte de fermeté", a-t-elle souligné. Parmi les autres apports du Sénat figure la limitation "aux infractions les plus graves" de "la suppression des crédits de réduction de peine pour les auteurs d'infractions commises à l'encontre d'un élu, d'un policier ou d'un gendarme". Le texte a suscité une forte mobilisation de la part des organisations de défense des libertés et syndicats de journalistes, ainsi que de la gauche, tous jugeant ce texte "liberticide". Laurence Harribey a déjà annoncé que le groupe PS saisirait le Conseil constitutionnel sur ce texte "porteur de dérives".


Reuters/AFP

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