Séparatisme: le gouvernement défend son "remède" devant les députés


L'Assemblée nationale a donné le coup d'envoi lundi 1 février 2021 de débats hautement sensibles autour du projet de loi contre le "séparatisme", qui doit renforcer l'arsenal contre l'islamisme radical. A l'ouverture des débats sur le projet de loi "confortant le respect des principes républicains", la séance a connu un bref coup de chaud avec une passe d'armes entre le chef de file des députés LFI et la majorité. Le leader a défendu sans succès une motion de rejet préalable largement repoussée par 4 voix pour et 149 voix contre (10 abstentions) dans un hémicycle où les députés de la majorité avaient choisi d'être présents en nombre. Ils dévoileront le mardi 2 février 2021 un contre-projet. Marine Le Pen a déjà présenté le vendredi 29 janvier sa contre-proposition pour bannir les "idéologies islamistes" et interdire le port du voile dans tout l'espace public. "Ce texte, cette majorité ne combat pas les religions", mais "l'OPA islamiste", a fait valoir le ministre, qui pour appuyer son propos a ouvert la voie à une réouverture précoce de la mosquée de Pantin (Seine-Saint-Denis) fermée pour six mois car accusée par les autorités d'avoir relayé des propos ayant conduit à l'assassinat de Samuel Paty le 16 octobre. Le projet de loi prévoit ainsi une batterie de mesures sur la neutralité du service public, la lutte contre la haine en ligne, l'instruction en famille, le contrôle renforcé des associations, une meilleure transparence des cultes et de leur financement, et encore la lutte contre les certificats de virginité, la polygamie ou les mariages forcés. Il doit traduire le discours d'Emmanuel Macron le 2 octobre aux Mureaux, où le chef de l'Etat avait présenté sa stratégie, longtemps attendue, pour lutter contre l'islam radical.


AFP

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