Seiko Hashimoto, femme politique et médaillée olympique, prend les rênes des JO de Tokyo


La ministre japonaise des Jeux olympiques Seiko Hashimoto, 56 ans, a été nommée jeudi 18 février présidente du comité d'organisation des JO de Tokyo-2020, en remplacement de Yoshiro Mori qui avait dû démissionner vendredi dernier après des propos sexistes ayant fait scandale. Peu auparavant, elle avait présenté au Premier ministre Yoshihide Suga sa démission du gouvernement, dans lequel elle était l'une des deux seules femmes à occuper un portefeuille. Mme Hashimoto est rapidement apparue comme la grande favorite pour succéder à M. Mori, poussé vers la sortie pour avoir déclaré début février que les femmes parlaient trop longtemps durant les réunions, ce qu'il trouvait "embêtant".


Les propos de cet ancien Premier ministre japonais de 83 ans avaient été vivement condamnés, au Japon comme à l'étranger. Le Comité international olympique (CIO) avait tardivement jugé qu'ils étaient contraires aux valeurs de l'olympisme, notamment en matière d'égalité des sexes, et des sponsors des JO avaient aussi accentué la pression sur M. Mori.


Ministre chargée des Jeux olympiques et de l'égalité hommes-femmes depuis septembre 2019, par ailleurs membre de la Chambre haute du Parlement depuis 1995, Mme Hashimoto a aussi une longue carrière de sportive de haut niveau derrière elle. Néanmoins le défi qui l'attend est immense. Une majorité de Japonais est contre la tenue des JO cette année, redoutant que l'événement n'entraîne une recrudescence de la pandémie dans le pays. Les organisateurs de Tokyo-2020 ont préparé une batterie de mesures et restrictions face au Covid-19, mais sans aller jusqu'à imposer de quarantaine ou la vaccination pour les participants aux Jeux. La question épineuse de la présence ou non de spectateurs, et d'une éventuelle jauge maximale, doit être tranchée au printemps.


Reuters/AFP


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