Tabassage de Michel Zecler: les quatre policiers mis en examen, deux écroués


Quatre policiers ont été mis en examen et deux d'entre eux écroués, après le passage à tabac et les propos racistes proférés à l'encontre du producteur noir Michel Zecler, dans cette affaire qui électrise le débat autour des violences policières et de la loi "sécurité globale".


Parmi ces quatre policiers mis en examen dans la nuit de dimanche à lundi par un juge d'instruction, trois l'ont été pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique (PDAP)" conformément aux réquisitions du parquet de Paris, avec plusieurs circonstances aggravantes dont "des propos à caractère raciste". Ils ont aussi été mis en examen pour "faux en écriture publique par personne dépositaire de l'autorité publique", un crime passible des assises. .


Ce sont les trois policiers au coeur de la vidéo de Loopsider dévoilée jeudi 26 qui a fait scandale et provoqué la "honte" du chef de l'Etat Emmanuel Macron, alors que l'Elysée a appelé M. Zecler samedi. Ils ont reconnu lors de leur garde à vue que les coups portés n'étaient pas justifiés. Ils ont en revanche nié avoir tenu des propos racistes alors que M. Zecler a assuré qu'ils l'avaient traité de "sale nègre". Ils réfutent également "le caractère mensonger du procès-verbal".


Placer en détention certains des agents soupçonnés d'avoir infligé une pluie de coups au producteur doit permettre d'éviter un risque de concertation entre eux ou de pressions sur les témoins, avait argué M. Heitz en expliquant ses réquisitions de détention provisoire. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a promis jeudi la révocation des policiers qui ont "sali l'uniforme de la République", "dès que les faits seront établis par la justice".


Reuters/AFP

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