Tirée par l'Asie, la demande de charbon encore forte dans un avenir proche


La demande mondiale de charbon a sans doute atteint son pic en 2013, mais elle reste importante et après un recul historique en 2020, elle ne devrait guère reculer les années suivantes, tirée par l'Asie, estime vendredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Deuxième source d'énergie primaire dans le monde, le charbon, utilisé notamment pour produire de l'électricité, est sur une pente descendante depuis plusieurs années. Et en 2020, il a vu sa consommation reculer de 5% sous l'effet de la crise sanitaire, la plus forte baisse enregistrée depuis la Seconde guerre mondiale, selon le rapport Coal 2020.

Mais ensuite, "peu de signaux indiquent que la consommation mondiale de charbon puisse décliner substantiellement dans les années à venir, la demande croissante de certaines économies asiatiques compensant le recul ailleurs", souligne l'AIE, relevant là "un défi majeur" dans la lutte contre le changement climatique. Il devrait en être ainsi jusqu'en 2025, avec une demande alors attendue à 7,4 milliards de tonnes, estime-t-on. Cela ferait de 2013, avec ses 8 milliards de tonnes, l'année du pic pour le charbon.

La Chine et l'Inde représentent 65% de la demande. Avec le Japon, la Corée du sud, Taïwan et l'Asie du sud-est, cela fait 75%.

Les experts observeront en particulier la Chine, qui consomme la moitié du charbon mondial, et qui, déjà en pleine reprise économique, présentera début 2021 son nouveau plan quinquennal.


Reuters/AFP