Total envisage des départs volontaires en France, cible ses sièges


Total a annoncé le 23 novembre un projet de plan de départs volontaires en France qui se traduirait par un dégel de ses embauches pour attirer de nouvelles compétences et par des réductions d’effectifs dans ses sièges pouvant concerner quelque 700 postes, selon les calculs de la CGT, non confirmés par le groupe.


Dans un courrier interne que Reuters a pu consulter, le groupe explique que ce projet fait suite à l’idée de certains syndicats, formulée fin septembre, que Total puisse envisager un plan de départ volontaires pour mettre fin au gel des recrutements et pouvoir “embaucher les compétences, notamment des jeunes, dont (il) aura besoin pour mettre en oeuvre sa stratégie de transformation vers un groupe multi-énergies”.


La stratégie d’accélération de Total dans l’électricité et les énergies renouvelables aboutirait à la création d’une nouvelle branche au sein du groupe, nommée “One Tech”, mutualisant les activités de recherche et développement et les métiers techniques de ses branches existantes afin, selon la CGT, d’en optimiser les coûts.


Dans ce cadre, Total propose aux syndicats d’ouvrir une négociation concernant ses sites en France en dehors de Donges (Loire-Atlantique) et Grandpuits (Seine-et-Marne) - qui font l’objet de projets spécifiques -, sur le principe du volontariat et en privilégiant principalement les salariés en fin de carrière.


Le groupe, qui propose de mener la négociation avec les syndicats d’ici à la fin de l’année pour des départs qui interviendraient à compter de l’été 2021, a également indiqué dans son courrier que, compte tenu de l’impact de la crise sanitaire, les recrutements compensant les départs concerneraient en priorité les jeunes.


AFP/Reuters

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