Trump face à un "impeachment" historique, Pence refuse d'invoquer le 25e amendement


Finalement, Mike Pence ne sera pas l'homme qui destituera Donald Trump avant l'heure. Le vice-président américain refuse d'invoquer le 25e amendement de la Constitution. "J'estime qu'un tel acte n'est pas dans le meilleur intérêt de notre nation ni ne correspond à la Constitution", a écrit Mike Pence à la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, juste avant un vote à la chambre basse sur une résolution exigeant de lui qu'il emploie ce levier inédit dans l'histoire américaine. "Le 25e amendement ne représente aucun risque pour moi", avait affirmé quelques instants plus tôt le président sortant. Ce ne pourrait être que partie remise. Le tempétueux président n'a toutefois pas dit son dernier mot. Ce dernier s'est montré convaincu que personne ne précipitera sa sortie de la Maison-Blanche avant la fin de son mandat, le 20 janvier. Il a tenté mardi d'adopter une posture moins agressive, évoquant le temps "de la paix et du calme", depuis Alamo, au Texas. Il a aussi essayé de réduire la procédure le visant à une manœuvre des démocrates, une nouvelle "chasse aux sorcières". Des républicains de la Chambre proclament par ailleurs toujours en tout cas haut et fort leur fidélité envers Donald Trump. Et continuent de soutenir la théorie, sans fondement, qu'il a en fait remporté l'élection présidentielle du 3 novembre contre le démocrate Joe Biden.


Reuters/AFP


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