Ultime liberté, une association pro-euthanasie "plus radicale" que les autres


Le Pentobarbital est interdit en France depuis 1996. Mais des militants pro-euthanasie continuent de s'en échanger sous le manteau afin d'aider ceux qui le souhaitent à en finir avec la vie. Une enquête sur le trafic de ce puissant anesthésiant - utilisé légalement en Suisse et en Belgique pour des suicides assistés, ou encore aux États-Unis dans le cadre d'exécutions fédérales - a abouti au placement en garde à vue de dix personnes mardi 12 janvier. Tous font partie d'une association pro-euthanasie appelée Ultime Liberté, révèle Europe 1. Les profils des suspects : "des professions intellectuelles et médicales : professeur, kinésithérapeute, psychologues", âgés de 60 à 80 ans, complète la radio. Ultime Liberté se présente comme une "association internationale pour la légalisation du suicide assisté et de l'euthanasie volontaire". Créée en 2009, elle est installée à Chaumont, en Haute-Marne, et compte des antennes réparties sur le territoire français. L'association compterait près de 3000 adhérents. En octobre 2019, 130 flacons avaient été saisis lors de plus d'une centaine de perquisitions menées en France. Les analyses ont révélé que ces flacons contenaient du Pentobarbital.Une enquête préliminaire avait été ouverte le 26 juillet 2019 par le parquet de Paris après la transmission par les autorités américaines d'une liste de destinataires français de colis pouvant contenir ce puissant anesthésiant, déclaré à la douane comme cosmétique.


Reuters/AFP


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