Une explosion devant une école pour filles fait au moins 30 morts à Kaboul


Une explosion devant une école pour filles samedi à Kaboul a fait au moins 30 morts et 52 blessés, dont des élèves, au moment où le ramadan touche à sa fin et que les forces étrangères accélèrent leur retrait, laissant derrière elles un pays déchiré par 20 ans de conflit. L'explosion s'est produite dans le quartier de Dasht-e-Barchi, dans l'ouest de la capitale afghane, au moment où les habitants faisaient leurs courses à l'approche de la fête musulmane de l'Aïd el-Fitr qui va marquer la semaine prochaine la fin du mois de jeûne du ramadan.

L'attentat n'a pas été revendiqué à ce stade et les talibans ont nié y être impliqués. Il a eu lieu dans un quartier peuplé majoritairement par des chiites hazaras, souvent pris pour cible par des militants islamistes sunnites. En mai 2020, un groupe d'hommes armés avaient attaqué en plein jour une maternité soutenue par Médécins Sans Frontières tuant 25 personnes, dont 16 mères et des nouveaux-nés.


MSF avait décidé par la suite de quitter ce projet. Cet attentat particulièrement affreux n'a jamais été revendiqué, mais le président afghan Ashraf Ghani avait accusé les talibans et le groupe Etat islamique. Depuis le début du retrait des forces étrangères, d'intenses affrontements sont en cours, notamment dans la province méridionale du Helmand. Des avions américains ont aidé à repousser une offensive majeure des talibans, qui a conduit des milliers d'Afghans à fuir leur domicile pour échapper aux violences, dans la région de Lashkar Gah.


AFP