Variants, vaccins: la course d'obstacles se poursuit pour l'exécutif


Fortes craintes face au "variant brésilien" du Covid-19, lancement contrarié pour le vaccin de Johnson & Johnson: le gouvernement fait face à de nouveaux contre-temps pour mettre en œuvre sa stratégie de "sortie de crise" qu'il prépare pour la mi-mai. Alors que le cap des 100.000 morts du virus est sur le point d'être franchi en France et près de deux semaines après la mise en place des "mesures de freinage" renforcées, Gabriel Attal a déclaré, à l'issue du Conseil des ministres, que malgré des "signaux encourageants", "la troisième vague n'est pas derrière nous". Emmanuel Macron réunira de nouveau une partie du gouvernement le 15 avril, pour examiner le processus de réouverture progressive et sous contrôle des terrasses de cafés et restaurants, ainsi que de certains lieux culturels pour la mi-mai. Mais cette échéance, promise par le chef de l'Etat, qui pourrait s'adresser aux Français d'ici la fin du mois selon une source gouvernementale, pourra-t-elle se concrétiser?. Dans l'urgence, le Premier ministre Jean Castex a annoncé le 13 avril la suspension des vols entre le Brésil et la France en raison des inquiétudes autour d'un variant, considéré comme plus dangereux, mais encore très minoritaire en France. Pour sortir de la troisième vague de l'épidémie, le gouvernement compte plus que jamais sur la campagne de vaccination. Malgré l'annonce de Johnson & Johnson de retarder le déploiement de son sérum unidose, le porte-parole du gouvernement a assuré que les 200.000 premières doses déjà arrivées en France seront "distribuées et administrées" comme prévu aux plus de 55 ans.


L'impact psychologique de la crise et du confinement sur les enfants et les adolescents doit être évoqué par Emmanuel Macron, au service de pédopsychiatrie du CHU de Reims. Selon les enquêtes de Santé publique France, près d'un tiers (31%) de la population souffre d’états anxieux ou dépressifs.


AFP/Reuters


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