Versailles: le street art fait sa révolution dans la ville royale


Marie-Antoinette ou Louis XIV revisités en Lego, fresques monumentales, conteneurs à verre customisés: le street art fait sa révolution à Versailles, la ville royale au patrimoine mondialement connu.


Les élus espèrent notamment démontrer aux quelque 10 millions de visiteurs annuels du château de Versailles que la ville ne se résume pas à l'imposante bâtisse du XVIIe siècle. Ainsi, près de l'église où a été baptisé Louis XIV, des coulures noires esquissent des silhouettes sur les passages cloutés, clin d'oeil de l'artiste Emmanuel Braudeau à Jackson Pollock. Plus loin, des illustrations des Fables de la Fontaine égayent des armoires électriques, des trompe-l'oeil de magasins d'époque habillent les murs nus du centre-ville, une dizaine d'immenses fresques peintes par des artistes internationaux annoncent l'unique quartier HLM de la ville. Et au coin de certains immeubles ont fleuri d'ironiques châteaux, têtes couronnées voire... guillotinées, oeuvres à l'esthétique de jeu vidéo rétro du célèbre artiste Invader.


Une réglementation drastique dont le maire fait lui-même les frais et qui rend toute intervention sur cet "univers protégé (...) dérogatoire".


Sur 2.600 hectares, 800 sont occupés par le château qui ne rapporte rien à la Ville, 450 par le ministère des Armées avec 2.500 logements de militaires et 350 à l'Office national des forêts. La surface dédiée aux activités économiques "est historiquement faible" dans la ville royale. C'est pourquoi les trompe-l'oeil sont réalisés par les étudiants des deux écoles d'art de Versailles, souvent dans le cadre de leur scolarité. De même, le coût des fresques du quartier HLM sont intégrés au budget de rénovation thermique des immeubles. De la cité HLM au centre-ville historique, François de Mazières vante la diversité de quartiers de Versailles.


Reuters/AFP

7 views

Inscrivez vous à notre newsletter

  • Facebook
  • Twitter

© 2020 par La Revue [DEMOS]

Informons avec le journal DEMOS sur les enjeux contemporains pour préserver le monde de demain