Victime d'un "attentat islamiste", un prof d'histoire décapité en région parisienne


Un professeur d'histoire-géographie, qui avait montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, a été décapité près d'un collège vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) dans "un attentat terroriste islamiste caractérisé", pour Emmanuel Macron, trois semaines après l'attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. "Ils ne passeront pas. L'obscurantisme ne gagnera pas", a martelé, ému, le chef de l'Etat, à l'adresse des islamistes radicaux, lors d'une déclaration à la sortie du collège du Bois d'Aulne de Conflans-Sainte-Honorine où travaillait la victime. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé à l'AFP s'être aussitôt saisi de l'enquête. Les faits se sont déroulés vers 17H00, selon une source policière. Des effectifs de la brigade anticriminalité (BAC) de la ville ont été appelés pour un individu suspect rôdant près du collège du Bois d'Aulne, selon cette source. Sur place, ils ont découvert la victime et, 200 mètres plus loin à Eragny-sur-Oise (Val-d'Oise), ont tenté d'interpeller un homme armé d'un couteau qui les menaçait et l'ont abattu. Quatre personnes, dont un mineur, ont été placées en garde à vue dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre, a appris l'AFP de source judiciaire. Ces personnes sont issues de l'entourage familial de l'assaillant, qui aurait crié "Allah Akbar" avant d'être abattu, selon une source proche de l'enquête. Selon une source judiciaire, une pièce d'identité a été retrouvée sur l'assaillant indiquant qu'il est né en 2002 à Moscou. Mais les enquêteurs attendent une identification formelle. Ils cherchent également à savoir si l'agresseur est l'auteur d'un message posté sur Twitter par un compte désormais fermé et qui montre une photo de la tête de la victime. Sous cette photo, un message menace Emmanuel Macron, "le dirigeant des infidèles", et son auteur assure vouloir venger celui "qui a osé rabaisser Muhammad".


Reuters/AFP


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